Charte éditoriale

Notre promesse et nos trois questions

Chiffrer avant de trancher. Chaque article pose une question honnête au départ, donne des ordres de grandeur sourcés et datés à l’arrivée, examine une solution avec son prix et ses limites, et conclut avec nuance.

  • Combien ça coûte ?
  • Combien ça rapporte ?
  • Qui paie, qui gagne ?

Quand une réponse est introuvable dans les sources, l’article le dit plutôt que de la combler.

Ce que nous sommes, ce que nous ne sommes pas

Ce que nous sommes

  • Une écologie de progrès, fondée sur la science, la technologie et l’économie : décarbonation, électrification, innovation, efficacité, adaptation.
  • Pro-science : le diagnostic des agences et du GIEC est notre point de départ, pas un sujet de débat.
  • Pro-solutions, et pour cela pro-chiffres : une solution n’est bonne que si son coût, son effet et son financement tiennent.
  • Pluralistes : les arguments contraires sont présentés loyalement, dans leur meilleure version.

Ce que nous ne sommes pas

  • Climatosceptiques. Ni le réchauffement, ni son origine humaine, ni les constats du GIEC ne sont discutés. Nous discutons des trajectoires, des coûts et des moyens.
  • Décroissants. La sobriété est un levier parmi d’autres ; la décroissance comme programme est examinée comme une idée, chiffres à l’appui, pas comme une évidence.
  • Militants, ni dans un sens ni dans l’autre : pas de plaidoyer pour une filière, pas de campagne contre une organisation.
  • Un comparateur ni un guide des aides : nous évaluons la politique publique et l’économie du geste, puis nous renvoyons vers l’Anah, la CRE ou France Rénov’.
  • Un relais de communiqués : une annonce d’entreprise reste l’annonce de l’entreprise.
  • Un média de polémique : pas de titre accusateur, pas de procès d’intention.

La frontière

D’accord avec le diagnostic scientifique sur le climat et les pollutions, en débat sur les moyens (décroissance, interdictions générales, normes mal calibrées, catastrophisme), au nom de la science, de l’économie et de la technologie. Diagnostic : oui. Moyens : en débat. Concrètement :

Nous pouvons écrireNous n’écrivons jamais
« Cette norme coûte X par tonne de CO2 évitée, soit plus que les alternatives A et B. »« Cette norme ne sert à rien, le climat a toujours changé. »
« Cette mesure coûte X € par tonne de CO2 évitée selon [institution, date] ; la baisse observée sur [période] est de Y % par an (Citepa), contre Z % visés. »« L’objectif de neutralité carbone est une lubie. »
« Aux doses et usages autorisés, l’agence sanitaire concluait, dans son avis daté, à un risque acceptable, avec telles incertitudes. »« Ce pesticide est sans danger. »

Nos règles de preuve

  • Au moins deux sources primaires par article, nommées et datées : texte officiel, rapport d’institution, base de données, étude publiée, avis d’agence.
  • Pas de chiffre sans source ni date, avec toujours un point de comparaison.
  • Trois niveaux de certitude, distingués dans le texte : établi, probable, incertain ou débattu.
  • Les chiffres d’entreprise sont attribués à l’entreprise ; les estimations privées (assureur, cabinet, fédération, organisation non gouvernementale) sont présentées comme telles.
  • Nous corrigeons l’exagération alarmiste comme la relativisation, avec la même rigueur.
  • Nos calculs se limitent à des opérations simples (somme, produit, rapport, pourcentage), présentées avec leurs hypothèses.
  • Le sondage Norstat commandé par le média se cite avec le libellé exact de la question et de la réponse, jamais par un total seul, et en rappelant que le média en est le commanditaire : tous les résultats.
  • Les descriptions de vidéos et les réseaux sociaux ne sont jamais une source de fait.
  • Un article pérenne révisé porte « Mis à jour le » et la nature de la mise à jour.

Nos sources : ce que nous citons, ce que nous ne citons pas

Nous nommons et lions les sources primaires : institutions, agences, textes officiels, études publiées, bases de données, entreprises pour leurs propres chiffres. Nous ne nommons pas le média d’où une information a pu nous parvenir, et nous ne reproduisons jamais un passage d’un article de presse.

  • Un institut ou un centre de recherche est cité pour son étude publiée, avec un lien vers l’étude.
  • Une organisation, une fédération ou une entreprise est citée pour sa position, jamais comme arbitre.
  • Une citation entre guillemets est courte (30 mots au plus), tirée d’un document primaire, attribuée et datée.
  • Un article se termine par la liste des documents primaires cités dans son texte.

Les sujets sensibles

Santé et environnement, débat public, personnes : ces articles passent toujours par une relecture par l’équipe avant publication. Aucune personne mise en cause n’est nommée sans source primaire. Nous critiquons des idées et des décisions, jamais des personnes.

Pour la santé, nous exigeons l’avis daté d’une agence (Anses, EFSA, ECHA, CIRC, OMS, Santé publique France), avec ses conditions et ses incertitudes. Nous distinguons le danger, propriété d’une substance, du risque, qui dépend de l’exposition. Nous ne donnons aucun conseil médical personnalisé.

Indépendance et neutralité

Un partenariat éventuel est signalé dans la vidéo et sa description. Les chiffres d’une entreprise lui sont attribués, et nous les confrontons à une évaluation indépendante quand il en existe une. À défaut, l’article le dit.

Jusqu’à la présidentielle de 2027, notre neutralité partisane est renforcée :

  • aucune consigne de vote, aucun soutien ni rejet d’un parti ou d’un candidat ;
  • un texte de loi est présenté avec les positions de plusieurs groupes ;
  • les programmes sont comparés avec la même grille pour tous : coût, efficacité, qui paie ;
  • les articles sur la présidentielle et le débat public sont relus par l’équipe avant publication.

Corrections

Une erreur ? Signalez-la : page Corrections. Nous répondons sous 72 heures ouvrées, la correction est visible et datée, et nous ne supprimons jamais en silence.

Nos émissions

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